01 février 2009
Un an de blog, il était temps de ravaler la façade
Et voilà, le temps passe a une vitesse surprenante, parfois si rapidement qu’on le perd de vue – vous n’avez qu’à demander à ce bon vieux Marcel, il en sait quelque chose : pas moins de sept livres (épais) de recherche pour le retrouver. Faut dire que le brave homme n’était pas connu pour son art de la concision, néanmoins, cela montre bien la difficulté de l’entreprise. Mais que disais-je ? Ah, c’est ça, le temps passe, et donc aujourd’hui le Blog littéraire de Delphine Kilhoffer a un an.
Pour l’occasion, j’ai décidé de redonner un coup de jeune à sa bannière – ben oui, elle commençait déjà à se défraîchir. Bien sûr, je ne lui ai pas présenté les choses comme ça, elle a sa sensibilité, et le croirez-vous ou non, je sais parfois user de tact. Donc je lui ai causé de coming out, de « révéler sa vraie nature ». Au début, mon blog a hésité, puis il a fini par dire oui, mais à une condition. Il était prêt à se faire relooker, à même changer son nom pour reconnaître sa véritable identité, seulement, en contrepartie, je devais accepter de montrer ma tête. Parce qu’il en avait marre d’être toujours celui qui était visible pendant que moi, peinarde, je restais dans l’ombre des jeunes filles en fleur de l’anonymat.
Vous voilà donc aujourd’hui pour la première fois sur le Blog un peu foutraque (et soi-disant littéraire…) de Delphine Kilhoffer, avec ma bobine en prime dans la colonne de gauche. Vous pouvez de ce pas modifier le nom dans vos liens, hé hé, hé. Vous ne pensiez tout de même pas que vous n’auriez pas à mettre la main à la pâte, non ?
A part ça, qu’est-ce qui change ? Je ne suis pas certaine de comment va évoluer le contenu, mais maintenant qu’il y a « foutraque » dans le titre, tout est possible. La même chose, un truc meilleur, ou un machin pire. Tout, je vous dis !
Y a des trucs qui ne sont pas encore au point dans la présentation, j'y rebosserai ce soir, car là tout de suite, on m'attend ailleurs...
26 octobre 2008
Le facteur Temps
Le facteur Temps est un type que nous connaissons tous et avec qui nous entretenons une relation souvent conflictuelle. Rare sont les moments où nous n’avons rien à lui reprocher. Qu’il file trop vite ou qu’il soit désespérément lent, sa vitesse de déplacement n’est presque jamais la bonne. Quantitativement ce n’est guère mieux : en période d’attente, on redonnerait bien une partie des heures que nous avons en trop, mais au quotidien, combien de fois ne l’avons-nous pas trouvé mesquin, avec ces misérables 24 heures par jour ? Par exemple, cette nuit nous avons bénéficié d’un bonus, et ce n’était pas désagréable…
Nous passons donc beaucoup de temps à nous battre et débattre avec le facteur Temps et sa personnalité toujours changeante. Einstein nous a bien causé de relativité, mais cette notion semble réservée à une élite mathématique. Alors, comment pouvons-nous faire, nous, êtres humains lambda pour déjouer les tours de ce sacré facteur ? Eh bien, j’ai réfléchi et, eurêka, je pense avoir trouvé au moins une partie de la solution.
Il est dimanche, vous êtes allé à la boulangerie du coin dès votre levé, maintenant vous êtes à la maison, vous venez de boire une gorgée de café/thé/chocolat/whisky (rayez les mentions inutiles) et vous mordez dans un croissant encore un peu tiède. Le temps est suspendu, il est en train de fondre dans votre bouche. Plus de facteur. Vous venez de le mettre au chômage technique, tout en accédant à un moment de sagesse proustienne. Voilà, c’était aussi simple que ça. E=mc² était une équation beaucoup plus facile à résoudre qu’on ne l’avait imaginé.


