08 avril 2009
Où l'inspecteur Blogo boucle son enquête d'une façon ou... d'une autre
L’inspecteur Blogo faisait le point sur ses recherches : DK fréquentait le Salon des Vignerons, des restaus et des théâtres parisiens, mais n’avait pas laissé de trace en Normandie. Une vie de patachon, en somme ! Finalement, la solution de son enquête lui apparut dans un éclair de compréhension d’une lumineuse simplicité. La blogueuse était trop occupée par le monde réel pour passer beaucoup de temps sur le net… Comment une telle évidence avait-elle pu lui échapper ?
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DK plaisantait via des emails et commentaires sur son blog de la requête Google qui avait amené un certain "inspecteur Blogo" dans ses statistiques, alors qu’il était le fruit de son imagination. Ah, le monde virtuel est vraiment bizarre, non ? Hi hi hi, ce que les gens ne sont pas prêts à taper sur Google pour se faire remarquer, ha ha ha !
On frappe à la porte. A regret, DK délaisse son écran pour voir qui est là. Personne n’a utilisé l’interphone, cela doit être la voisine du dessus. Elle ouvre et découvre un homme rondouillet qui lui colle une carte de police sous le nez :
- Je suis l’inspecteur Blogo et je recherche DK, annonça-t-il d’un ton désabusé.
07 avril 2009
Où l’inspecteur Blogo rentre à Paris
L’esprit embrouillé par l’iode et les assertions incompréhensibles de Blairaude A, c’est presque avec plaisir qu’il s’installa dans le train du retour. En fin de journée, le wagon était sale, il y traînait les emballages de sandwichs et confiseries mangés par les voyageurs depuis ce matin. Le tissu usé des fauteuils n’avait pas bonne mine, ajouté aux graffitis sur les cloisons (nik les fliks et un très traditionnel à mort les poulets), l’inspecteur Blogo se sentit tout d’un coup très fatigué.
C’était bien la peine d’être allé à la mer, si tout ce qu’il en ramenait était du vague à l’âme et pas un seul vrai tuyau sur la disparition de DK.
06 avril 2009
Où l'inspecteur Blogo prend le train et débarque en Normandie
Sphère quittait rarement Paris. D'abord parce que sa paye assez minable ne lui permettait pas de voyager, ensuite parce que la plupart de ses enquêtes pouvaient être menées du bureau. Mais en ce début de printemps, il avait réussi à obtenir du Big Boss la prise en charge d'un aller-retour en Normandie pour rencontrer Blairaude. L'idée d'aller sur le terrain était assez séduisante, mais les sièges étroits du tortillard de la sncf le ramenèrent vite fait mal fait à la réalité. Les enquêtes de police n'étaient romantiques que dans les fictions.
Le train s'arrêta enfin en gare, et Blogo s'extirpa avec soulagement de la boîte à sardines sur rail. L'air sentait la mer.
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03 avril 2009
Où l’inspecteur Blogo a faim, a soif et réfléchit sur les messages codés des critiques théâtrales
Donc DK frayait avec d’autres blogueurs, mais dans les restaurants savoyards* plutôt que sur la toile… En plus du fromage fondu, d’autres éléments faisaient chauffer à blanc les rouages du cerveau de Blogo. Le vendredi était le jour du poisson théâtre chez Culturofil, et DK y avait publié deux nouveaux articles : Tableau d’une exécution et La Grande Magie. Que devait-il en déduire ?
Le ventre de l’inspecteur Blogo émettait des gargouillis plaintifs teintés d’envie depuis la lecture du billet publié chez Croque Camille, son gosier lui paraissait bien desséché après avoir découvert sur un autre blog ce compte-rendu où DK était citée sous le pseudonyme D… Mais Sphère ne se laissa pas perturber et se concentra sur les critiques de pièces. Il y avait de quoi faire. Le premier titre évoquait un assassinat et le deuxième le monde de l’illusion : serait-ce un message, jeté en ligne par DK, telle une bouteille à la mer ?
* Voir l’épisode précédent.
02 avril 2009
Où l’inpecteur Blogo entame ses recherches, subit une mauvaise blague et doit suivre un lien en anglais
La première chose que Blogo fit fut (fa fo) d’aller sur le blog personnel de DK.Comme il s’y attendait, son nom y était déjà mentionné : un classique d’Internet. On n’avait plus le temps d’ouvrir un dossier que les fuites étaient en train de circuler. Il s’attarda aussi sur Vos folles requêtes. Il nota que depuis peu, la blogueuse se faisait aider par une certaine Blairaude…
Il prit note du nom dans son carnet. S’il pouvait interviewer cette Blairaude, cela pourrait lui donner des indices. Ou pas. C’est toujours comme ça avec les enquêtes, on ne sait jamais à l’avance lequel des éléments récupérés va se révéler décisif.
Le téléphone de l’inspecteur sonna – un appel masqué. Encore ce gamin de Z. Orro qui appelait pour lui faire une blague. Comme tous les vrais geeks, son collègue avait un humour qui était arrivé à maturité vers l’âge de 5 ans. Mais c’était un informatiteur* de première. Blogo prit la communication.
- Si Microsoft inventait un truc qui ne plante pas, ce serait quoi chef ?
- Bonjour Orro. Je ne sais pas et je m’en fiche, dites…
- Ce serait un clou !!! Un clou qui ne plante pas, ah ah ah !
- Très drôle, Orro, très drôle. Vous aviez peut-être aussi quelque chose à me dire concernant l’enquête en cours ?
- Je crois que j’ai une piste chef… Mais va falloir utiliser votre anglais !
- Envoie la sauce.
- Ah bien, vu, chef, car c’est justement de cuisine qu’il s’agit, ah ah ah ! Je vous fais suivre le lien.
* Surnom donné aux informaticiens informateurs.
31 mars 2009
L'inspecteur Blogo
Le temps n’arrêtait pas de filer du mauvais coton. L’inspecteur Blogo releva le col de son imperméable, un peu pour se protéger du vent printanier trop frais à son goût, beaucoup parce qu’il trouvait le geste cool. Ca lui faisait croire, l’espace d’un instant, que son prénom était Humphrey et non Sphère… Et ce n’est pas ses kilos en trop qui l’aidaient à porter plus facilement ce patronyme venu d'une époque hippie arrosée au LSD. Il avait surpris trop souvent les mauvais jeux de mots des flics sous ses ordres. Bizarre comme les gens pensent toujours que les gros n’ont pas l’ouïe fine. Ni l’esprit fin d’ailleurs. Et pourtant. Quand le big boss avait noté la disparition pendant plusieurs jours d’affilée de D.K. sur la toile, qui avait-il appelé ? Blogo.
S’il l’avait désigné lui et pas un autre pour mener l’enquête, c’est parce que l’affaire s’annonçait délicate, et qu’il savait pouvoir compter sur son doigté. Un doigté qui n’avait pas son pareil pour faire cliquer les souris et pianoter les claviers. Ces informateurs pouvaient parfois vous emmener dans des digressions interminables, faisant des liens là où l’on en aurait pas imaginé, mais Blogo avait le chic pour aller à l’essentiel. Quelque chose lui soufflait qu’il aurait bien besoin de tous ses talents pour comprendre le pourquoi du comment de cette absence…
A suivre… (ou pas, selon mon humeur les avancées de Blogo)






