30 mai 2009
A Paris, à vélo, on se prend toutes les autos (sur l'air de Joe Dassin)
A la demande de monsieur Droufn et aussi parce que je suis une utilisatrice de Vélib, je vous invite à regarder cette vidéo retraçant un an d'un cycliste à Paris... Un petit montage bien fichu et édifiant :
Sans transition, je vous signale la parution dans Culturofil de ma critique de la Dame de chez Maxim de Georges Feydeau, qui se joue en ce moment au théâtre de l'Odéon. La représentation du 10 juin sera diffusée en direct sur Arte, donc pour ceux qui ont envie de découvrir de quoi c'est-y que je cause, pour une fois, pas d'excuse : vous n'avez même pas à sortir de chez vous pour voir la pièce !
28 mai 2009
Hors cadre
A priori, on pourrait penser que lorsque l’on travaille à domicile, il est plus facile de s’organiser pour faire des démarches administratives ou autres. Eh bien pas forcément. Par exemple, demain, je me retrouve avec trois choses à faire en même temps en des lieux différents. C’est ce qui arrive parfois à force d’accepter les rendez-vous fixés par les autres en se disant que de toute façon son emploi du temps est flexible. Ne me demandez pas comment je vais faire : je n’en ai pour l’instant pas la moindre idée.
En restant à la maison, vous perdez encore plus facilement le fil du temps qu’en allant tous les jours sur un lieu de travail. Les débordements horaires ont vite fait d’arriver et vous vous retrouvez à 23h46 toujours en train de rédiger un article alors que Petite Femme fait la gueule, car elle aurait quand même bien aimé qu’on se voit à un moment de la soirée (ah ! Les femmes...).
C’est d’ailleurs, elle, Petite Femme, qui a le mieux résumé la situation, en déclarant que travailler à domicile était d’autant plus compliqué que l’on réinventait pratiquement tous les jours son emploi du temps, plutôt que d’avoir un cadre professionnel certes contraignant mais clair autour duquel il fallait tout caser.
Sur ce si l’un d’entre vous à des tuyaux pour se dédoubler voire se détripler, je suis preneuse !
25 mai 2009
On nous prend pour des poires (mais bio)
Pour faire suite à mon précédent billet, la détox a très bien marché. Non seulement internet ne m’a pas manqué pendant ce long week-end, mais en rentrant je ne me suis même pas jetée sur mon ordinateur… Mon cas est peut-être moins grave que je ne le pensais. Mais bref.
Ce matin, de retour sur le web, je suis entre autres allée lire le blog de Wrath, blog que je fréquente depuis quelques temps sur les conseils avinés, euh, avisés de Nathalie. Dans son dernier billet est évoqué le séminaire à venir de Bernard Werber. Celui-ci se propose d’expliquer en 4 heures top chrono comment libérer son imaginaire, structurer un récit écrit et le faire publier.
Bernard W. est en effet convaincu qu’écrire un livre qui se vende est à la portée de tous. Pour aider les participants à atteindre ce but, au cours de son séminaire, il n’hésitera d’ailleurs pas à les faire profiter d’« une séance de rêve éveillé pour aller à la découverte de votre univers personnel, et d’un buffet de fruits bio ».
Ca alors. Je suis inscrite depuis un bon moment à une Amap et je peux vous assurer que j’ai une solide expérience du rêve éveillé depuis que j’ai fréquenté les bancs de l’école… Je suis clairement en route vers la postérité !
21 mai 2009
En détox
Jusqu’ici, Petite Femme et moi n’avions pas vraiment mis à profit les ponts du merdique, gris et froid joli mois de mai. Alors, ce week-end nous partons nous mettre au vert – pas loin, à quelques kilomètres à peine de Paris. Nous allons nous éloigner juste assez pour pouvoir entendre le chant des oiseaux, respirer un air au taux de pollution plus acceptable et ne plus avoir accès à internet.
Preuve de mon besoin de désintoxication, il me faut admettre que l’idée de ne pas pouvoir me connecter trois jours d’affilé n’est pas sans me stresser… Et si quelque chose d’essentiel et forcément urgent tombait dans ma boîte à emails pendant mon absence ???
En fait, le web à un effet régressif. C’est un peu comme retomber en adolescence, lorsque la seule soirée où nous ne pouvions pas aller était forcément la plus essentielle de l’année… Jusqu’à la prochaine !
Je vais donc essayer de me comporter en adulte et profiter au maximum de ce break (mais si vous faites la fête pendant que je suis pas là, même plus je vous cause !).
20 mai 2009
Le nom de la prose
En ce moment je réfléchis à renommer la pièce que j’ai écrite l’an passé, Pas loin du supermarché. Plusieurs personnes s’accordent à trouver que le titre n’est pas assez accrocheur. Je n’aurais peut-être pas été capable de le reconnaître sur le moment, mais le recul du temps aidant, j’accepte la critique et essaye de trouver autre chose.
L’exercice n’est pas facile, car il y a pas mal de copyrights déjà déposés qui font que je ne peux pas utiliser des trucs cool tels que Hamlet (court, facilement mémorisable car cela fait penser à « omelette »), Un tramway nommé désir (à la fois sensuel et mécanique), ou la Cantatrice chauve (tout simplement imbattable). A moins que… Qu’est-ce que vous pensez d’Un désir d’Hamlet chauve ? Pas mal, non ?
Sinon, pour les adeptes, je vous signale que vous pouvez trouver chez Monsieur Toussaint Louverture des nouveaux nanards en quête de réalisateurs.
18 mai 2009
Courrier des lecteurs
Il arrive de temps à autre qu’un internaute décide de m’envoyer un message via canalblog plutôt que de laisser un commentaire. Généralement, c’est parce que cette personne a quelque chose à dire qui demande une certaine confidentialité. Et puis parfois, il y a des mails tels que celui-ci :
« Cher monsieur, (ah, tiens ?)
je parcours souvent votre blog qui me régale souvent de ces bonS (visiblement, il me trouve très prodigue et insiste sur le pluriel) conseils et c'est la raison pour laquelle je vous écris. Je voulais vous signaler un livre qui m'a vraiment chamboulé et fait rire de manière très intelligente (donc pas de hohoho lourdingues ou de hihihi malicieux, nous parlons ici de doctes hahaha). Ce livre a été écrit par Nom de l'Auteur et s'intitule Titre du Livre. (je précise que je ne le connais pas, juste je l'ai vu sur LCI et son discours m'a plu) (c’est ça, et moi je suis le pape). Le livre surprend au départ par son thème (merci de prévenir, ça m’évitera d’avoir un trop grand choc). Des handicapés créent une entreprise ok, et alors? Et alors? (oui, et alors ???)L'entreprise est politiquement incorrect (non ? Et le « incorrect » est mal orthographié – c’est vrai que tout ça est très surprenant !). Ils sont trois (un bon chiffre : allez demander aux mousquetaires et aux petits cochons, vous verrez s’ils ne sont pas d’accord !), ils sont sympa et ils nous surprennent en permanence par leurs questions, leurs idées et leur humour (je suis inquiète. A force de nous surprendre à tout bout de champ, est-ce que la lecture de ce livre ne risque pas d’entraîner un arrêt cardiaque ?). Le garçon que je suis adore la fille du groupe, qui est sexy et dynamique (elle est bonne, donc). C'est vraiment une bonne manière de découvrir des gens différents de ce qu'on à l'habitude de lire (Ouais, moi aussi j’aime bien lire les gens, c’est une activité très cool). A noter en plus une excellente bande originale qui accompagne le livre (Encore une surprise ! Le livre a des mp3 intégrés qui te permettent d’écouter les mêmes musiques que les trois héros supers géniaux quand tu les lis ! Trop de la balle !). Ça se lit très vite (ah tant mieux, parce que je n’ai pas que ça à faire, hein… j’ai un blog à écrire, moi mon vieux !) car le style est léger et très fluide, vraiment, je vous le recommande chaudement (il recommande chaudement le style ? L'auteur de ce courrier ferait mieux de travailler le sien, car ses constructions de phrase, c’est quelque chose…) . Dans les média en général le thème du handicap est abordé de manière gênée et triste là mon regard a changé et j'espère que votre blog si vivant saura donner un coup de projecteur sur ce livre aussi surprenant que plaisant (tu vois, là, mon gars, tu aurais mis une ou deux virgules, je ne serais pas morte d’asphyxie avant la fin de la phrase et peut-être j’aurais pu écrire un billet qui arrache sur le livre. Mais c'est trop tard, je n'ai plus un souffle de vie en moi...).
Très cordialement.
Laurent »
Ce billet ne vise nullement le bouquin en question que je ne connais pas, mais bien la technique de comm’ à ras des pâquerettes du service de vente de sa maison d’édition, qui prend vraiment les blogueurs pour de gentils neuneux.
Alors histoire de parler d’écrits plus sympa, je vous signale qu’une amie a ouvert un blog, Mon cinéma (contenu, culture, cynisme et chocolat) : les plus observateurs d’entre vous auront peut-être déjà remarqué son ajout dans la blogroll… et les plus attentifs pourront même comprendre d’où nous nous connaissons en lisant ses premières entrées !
17 mai 2009
Journée contre l’homophobie
Aujourd’hui, c’est la journée contre l’homophobie. Déjà, ça commence bien : en écrivant ce billet sous Word avant de le mettre en ligne, ce logiciel souligne de rouge le mot « homophobie » qui ne fait visiblement pas partie de son répertoire. Ce qui m’amène tout naturellement à l’une des discriminations les plus courantes : la négation du problème. La plupart du temps, lorsque j’aborde ce sujet avec des hétéros, leur première réaction est d’affirmer que de nos jours les choses ont évolué et qu’il n’y a plus de problème.
Bien sûr que les choses ont évolué, de là à dire que tout va bien, c’est une autre histoire. Une histoire que souvent je n’ai même plus envie de raconter tellement cela me gonfle de devoir justifier ce que j’avance. Oui, en France, aujourd’hui, on ne lapide pas les homosexuels et ils ont un minimum de reconnaissance légale (j’insiste sur le minimum, car il devrait y avoir égalité – les gays et lesbiennes ne sont pas des sous-citoyens), mais cela n’empêche pas les blagues douteuses, les sous-entendus, les regards ou commentaires condescendants, les mises à l’écart, etc. Des comportements souvent à peine visibles pour ceux qui ne sont pas concernés, mais qui pourrissent la vie de ceux qui le sont.
Je vous invite donc à une vigilance solidaire : la discrimination est parfois d’autant plus efficace qu’elle est discrète et donc plus difficile à dénoncer.
Et ne manquez pas de visiter l’excellent blog de Djou, qui a mobilisé plusieurs blogueurs autour de ce thème.
15 mai 2009
Intérieur/extérieur
Ce matin parait sur Culturofil ma critique de Regarde maman, je danse, un spectacle durant lequel Vanessa Van Durme évoque sa vie et notamment tout le chemin qu’elle a dû parcourir pour se libérer de son corps d’homme et devenir enfin la femme qu’elle a toujours été à l’intérieur. Je râle parfois pour la reconnaissance pleine et entière des droits des homos dans la société, mais alors que dire des transsexuels ?
Non seulement le parcours qui peut leur permettre d’harmoniser intérieur et extérieur relève d’un combat épique sur les plans psychologique et chirurgicale, mais ils doivent arriver à survivre aux regards des autres. Et que leur dit-il ce regard, presque toujours ? Qu’ils sont incompréhensibles, dérangeants, malades, tarés ou même des monstres. Chouette ! Exactement le genre de trucs qu’on a envie d’entendre lorsque l’on souffre d’une situation terrible : un être et un corps qui ne vont pas ensemble. C’est sûr que d’y rajouter le jugement quotidien des bonnes gens va aider !
Etre transsexuel, ce n’est ni une lubie ni une monstruosité. C’est essayer de rectifier un tour de passe-passe de la nature qui, au milieu de ses merveilles et sa générosité, produit régulièrement des fruits un peu différents de la moyenne – tout bon jardinier le confirmera.
14 mai 2009
Faisons simple
Les trolls étant de sortie (et pas ceux de Terry Pratchett qui, eux, ont un certain charme), les commentaires seront à présent modérés.
12 mai 2009
En passant
J’écris chez Culturofil et Monsieur Toussaint Louverture, mais peu sur mon blog. J’avais pourtant demandé à Noël dernier d’avoir le don d’ubiquité, mais cela ne faisait pas partie de mes présents. On ne peut plus faire confiance à personne, même pas à un vieux gros barbu habillé en rouge – mais où allons-nous, je vous le demande ?








