30 décembre 2008
Nocturne
Finalement, il n'aura pas neigé. C'est la nuit. Le vent souffle, puissant et régulier. Même à l'abri dans mon lit, je le sens se pousser dans tous les interstices du dehors, entre les aiguilles des pins, sous l'écorce des arbres. La nature a froid. Cela doit être ainsi que résonne l'esprit de l'hiver qui habite un récent Terry Pratchett.
Au plafond, malgré l'obscurité, une forme encore plus sombre que la nuit se détache - un corbeau ? Sûrement celui d'Edgar Allan Poe. Mes yeux luttent, se referment doucement, sans conviction. Le corbeau se transforme en main, la main se déforme en rien. Je dors ou presque.
23 décembre 2008
Cadavreski : le livre enfin disponible !
Je vous avais parlé au printemps dernier du projet Cadavreski lancé par Madame de K, projet qui a mobilisé une vingtaine de blogueurs. Un à un, nous avons rendu notre copie, nous nous sommes réunis, avons mangé et bien bu pris des décisions éditoriales et voilà, nos efforts ont porté leur fruit. Le cadavreski est maintenant un livre en page et en encre, avec toutes nos nouvelles dedans, que vous pouvez commander en quelques clics ici

Dedans, vous trouverez des textes très différents, certains de gens dont j'ai déjà parlé ici (Kiki ou raph, par exemple), et bien sûr une nouvelle de votre serviteuse. Dans le lot, vu la diversité des styles et des thèmes abordés, ce serait bien le diable s'il n'y a rien pour vous plaire, et à moins de 15 euros (frais de port compris) les 226 pages, c'est carrément un prix d'amis qu'on vous fait !
20 décembre 2008
Blanc
Dimanche 21, départ à 13h15 de Roissy-CDG pour New York. Après un peu plus de huit heures de vol, on enchaîne avec trois heures de voiture pour arriver en Pensylvanie dans ma belle-famille. Ça, c’est si aucune tempête de neige ne vient s’en mêler, or il semble qu’elles se multiplient en ce moment dans le nord est des Etats-Unis.
La famille de Petite Femme habite à la campagne, en tout bout de ligne électrique et ADSL, ce qui veut dire qu’en cas de problème climatique, ils font partie des premières maisons à être coupées. Résultat : même si nous arrivons sur place sans encombre, je ne sais pas trop quand vous aurez des nouvelles, mais vous en aurez à un moment ou à un autre… restez à l’écoute !
19 décembre 2008
On n’est pas rendu
Hier, je vous parlais grand ménage, eh bien cela ne vous surprendra pas d’apprendre qu’il y a encore beaucoup de gens qui feraient bien de s'y mettre chez eux, et particulièrement en ce qui concerne leurs idées reçues et tabous en tout genre. En effet, le Monde nous apprend que seulement un tiers des pays du monde sont prêt à signer un appel historique à la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Attention, on n’a pas parlé de mariage, d’adoption ou autre, simplement de dépénalisation, c’est-à-dire empêcher que deux personnes soit condamnées tels des criminels parce qu’elles s’aiment.
On passe à autre chose avant que je m’énerve pour de bon (j’étais déjà ronchon depuis le début de la journée, alors pas la peine d’en rajouter). Aujourd’hui sont parues sur Culturofil, non pas une, mais deux critiques théâtrales signées de mézigue. Sans être des catastrophes, deux spectacles très différents qui jouent les montagnes russes avec des moments biens et d’autres complètement loupés : l’Illusion comique et Looking for Mr Castang. Pour les provinciaux qui se plaignent (à juste titre) du manque de tournées, voici des articles à lire pour vous dire que vous ne passez pas toujours à côté de chefs-d’œuvre (dédicace spéciale à Didine).
18 décembre 2008
Occupons-nous de nos moutons
Aujourd’hui, c’est grand ménage chez Petite Femme et moi. Il faut dire que les moutons s’accumulent vite dans notre palace parisien : ce serait chouette si cette sacrée Marie-Antoinette pouvait établir un poil d’autorité sur ces bestiaux (elle a toujours été bien trop laxiste à leur égard, pas comme avec le bon peuple français).
Le ménage ne me réjouis pas plus que ça (c’est d’ailleurs pour ça que je prends une pause blog, gnark, gnark, gnark !), mais il a tout de même deux intérêts, en plus de la propreté qu’il génère. C’est généralement un bon moyen de se vider la tête, et après mes deux premiers mois de cours de chant, un moment propice pour s’exercer. Comme les nains de Blanche-Neige, je chante en travaillant, sauf que je suis pas sept et que j’ai une taille dans la moyenne, mais sinon ma comparaison était tout à fait appropriée.
16 décembre 2008
Culturofil, des lauriers mais pas de repos !
Ces derniers temps, je fais beaucoup de choses pour le magazine en ligne Culturofil. J’ai eu pas mal de critiques théâtrales à rédiger, j’en ai encore deux sur le feu, le tout devant être impérativement bouclé d’ici vendredi, car après c’est opération « valises » pour aller passer les fêtes dans ma belle-famille aux USA. Mais là, je digresse.
En plus de la rédaction des articles, en ce moment on se pose des questions chez Culturofil. Nous avons un taux de passages à 4 chiffres par jour (le nombre exact ne sera révélé que si vous m’envoyez un colis avec foie gras et monbazillac millésimé) qui progresse régulièrement. Le contenu s’est multiplié et diversifié au cours de l’année 2008. Bref, nous sommes contents, mais comme on est des gens bien (n’est-ce pas ?), nous ne voulons pas nous endormir sur nos lauriers.
Donc nous gambergeons pour continuer à améliorer la qualité des chroniques et faire que cette petite structure lancée par quatre personnes pleines d’entrain et qui maintenant compte plus de vingt collaborateurs fonctionne au mieux. Ca réfléchit, ça échange, ça planifie et c’est passionnant. Evidemment, cela rajoute du travail, mais quand on aime, on ne compte pas. Et cette aventure-là, elle me plait. Attendez-vous à du neuf pour 2009 (ça rime !) - je ne manquerai pas de vous en causer.
14 décembre 2008
C’est quand la fin de l’hiver ?
Ayant créé ce blog en février dernier, c’est mon premier vrai hiver dans la blogosphère. Eh bien il y fait froid, comme dans la vraie vie. La plupart des sites que je fréquente tournent au ralenti, comme si leur propriétaire était trop occupé à se réchauffer près du feu d’un radiateur électrique pour venir pianoter sur leur clavier. Je ne peux même pas leur jeter la pierre, Pierre (inévitable gag de saison), puisque je ne tiens pas vraiment mon rythme quotidien habituel.
Donc je me suis creusée la tête pour vous proposer quelque chose d’inédit et de tout sauf hivernal… Pour cela, je vais jusqu’à vous ouvrir mes archives personnelles. Alors, attention, dédicace spéciale à cousin et à tous les autres motards qui lisent ce blog (et je sais que vous êtes plusieurs) : une photo inédite de votre serviteuse, la seule fois de sa vie où elle est montée sur une belle bécane !!!
Toujours afin de vous changer les idées agréablement en ce mois de décembre, voyez sur Culturofil ma critique du spectacle de funambules le Fil sous la neige : une jolie sortie familiale pour rêver un peu.
12 décembre 2008
Agagah ?
Allez, je vous connais maintenant, et je sais bien quelle est la question qui vous taraude : mais à quoi Nancy Huston, l’écrivaine favorite de D.K., a-t-elle occupée sa soirée d’hier ? Hein, à quoi ? Donnait-elle un dîner chez elle ? Ecrivait-elle fiévreusement dans un accès d’inspiration irrépressible ? Etait-elle en train de déguster une boisson de son choix au coin d’un feu de cheminée ? Regardait-elle une rediffusion d’une série quelconque à la télé ? Que nenni ! Elle était avec moi de 20h à 23h. Voui.
Elle était avec moi à la Comédie-Française. Bon, ok, nous ne sommes pas venues ensemble et nous n'étions pas assises à côté – n’empêche que nous étions dans la même salle à nous occuper de la même façon… ce que vous êtes tatillon parfois !
Poussée par la main ferme de Petite Femme, j’ai été présenter mes hommages à Nancy avant le début de la pièce, elle m’a souri et remercié, et je lui ai répondu quelque chose de l’ordre de : « Agagah ? Aggagagagggagaaaaaa… » Une réplique très dure à prononcer du fait du triple « g » central : essayez par vous-même, vous verrez.
Sinon et sans transition, aujourd'hui parait dans Culturofil mon article sur un petit ovni théâtral réjouissant, l'Art du rire.
10 décembre 2008
Charles « iphone » Dickens
Je viens d’apprendre que deux très grands éditeurs américains vont bientôt donner la possibilité aux heureux possesseurs de iphone d’avoir accès à des livres sur leur téléphone portable. Eh bé, qu’est-ce qu’ils en ont de la chance, ces gens-là ! Déjà que leur appareil faisait office d’accès internet, de gps, de lecteur de mp3, de réveil, d’objet qui prouve que je suis trop top dans la vie, et autre, maintenant, ils vont pouvoir lire des bouquins dessus.
Je ne sais pas vous, mais perso, j’avais toujours rêvé de m’esquinter une bonne fois pour toute les yeux sur un écran de 3,5 pouces à lire l’intégrale de Dickens. Si, si, je vous assure, depuis petite, c’était mon fantasme. Alors vous imaginez comme je suis trop heureuse de savoir qu’il est quasi réalisé. Encore quelques semaines, quelques mois maximum à attendre, et mon rêve de gamine va devenir ce que les vrais gens font dans la vraie vie. C’est trop de la balle.
Bon, maintenant, réveillez moi et dites-moi que ce n’était qu’un cauchemar. S’il vous plait… S’il vous plait ?
Oh, ça va, je pars vivre dans une grotte, si c’est comme ça.
09 décembre 2008
Noël grincheux
Les plus anciens lecteurs de ce modeste blog sans prétention, brillant humblement au firmament de l’humilité, ne seront pas sans ce souvenir de mon article sur le Grinch, lorsque dans un moment de folie j’avais lancé une série sur mes amis littéraires imaginaires. La série fut courte, vu qu’elle ne connut que deux billets – j’espère que vous appréciez mes efforts pour ne pas vous lasser !
Si je vous en recause aujourd’hui, il y a deux raisons à cela. D’abord parce que c’est le mois de décembre, que Noël se rapproche dangereusement et que le Grinch qui sommeille en moi est en train de se réveiller. Il faut dire qu’une sortie achat de cadeaux est prévue dans quelques heures, ceci explique sûrement cela. L’idée de me coltiner des grands magasins bourrés de gens atteints d’une fièvre capitalisto-consommatrice grave ne me plait guère, sans compter que j’ai un ongle incarné et que s’il y en a un pour me marcher sur le pied, il va se souvenir du Noël 2008 comme de celui qu’il a passé avec un œil au beurre noir. Oui, comme vous le constatez, les fêtes de fin d’année me plonge dans l’allégresse, sauf que la plongée me rend claustrophobe. Dans ma grande générosité, vous comprendrez que je ne pouvais pas résister à l’envie de partager ce moment de bonne humeur avec vous.
L’autre raison pour laquelle je vous remémore ce billet passé, c’est parce que c’est suite à sa publication que j’ai eu l’occasion de réaliser un court entretien avec le Grinch pour le site de Monsieur Toussaint Louverture. Ce brave homme m’avait suggéré de lui proposer une autre interview, et ne reculant devant rien, je me suis armée de mon micro et ai été à la rencontre de la belle-sœur de Cendrillon – une sacrée bonne femme. Seulement, mon article, malgré l’accord de l’éditeur, attend depuis des mois d’être publié… Alors si parmi vous il y a des Toulousains, merci d’aller faire un sit-in devant les locaux de M.T.L. pour lui réclamer la parution de cet entretien, ce serait un chouette cadeau de Noël, finalement.








