22 mars 2008
Signature
Eh bien, ça y est, Petite Femme et moi venons d’en prendre pour quelques années à rembourser la banque. Nous avons signé hier après-midi, c’est on ne peut plus officiel, nous sommes propriétaires d’un appartement. Même qu’il y a tout plein de travaux à faire dedans, sinon, on n’aurait jamais pu se le payer. Déjà, cela tient du miracle : nous avons dû hypnotiser notre banquier pour qu’il oublie le temps des négociations qu’il avait face à lui une comédienne sans contrat et une bafouilleuse correctrice sans poste fixe. Je ne peux malheureusement pas vous révéler ici la technique que nous avons utilisée, car sinon le marché des prêts immobiliers français finirait par être encore plus catastrophique que celui des Américains, ce qui n’est pas rien…
Vous allez dire que tout ceci ne vous regarde pas, et que là, vraiment, vous peinez à voir le rapport avec la littérature, et qu’il faudrait tout de même que je tienne mes objectifs, nom d’un plumitif ! Pas si vite.
Officiellement, nous allons changer d’adresse pour ne plus jeter l’argent des loyers par la fenêtre (le voisin du dessous va être triste de notre départ, c’est sûr !) et avoir une pièce supplémentaire qui fera office de bureau pour la blogueuse l’auteur de la maison. Officieusement, nous n’avons plus assez de place pour ranger tous nos livres dans notre appartement actuel. Comme nous ne pouvons pas nous séparer de nos amis à pages, il fallait bien prendre les mesures qui s’imposaient.
En attendant le jour du déménagement, qui n’aura lieu que dans quelques semaines (à partir d’aujourd’hui, je donnerai le dimanche une carte mémoire ou un disque dur en offrande aux dieux de l’internet pour que la transition de notre connection ADSL se fasse en douceur), ne soyez pas trop surpris si un peu plus de confusion venait à apparaître dans ce blog. Par exemple, si je commençais à dire peinture au lieu d’encre, ou si je venais à employer des expressions du type « rénovation narrative ». Je compte sur votre indulgence, car il y a des périodes de la vie durant lesquelles il est facile de se mélanger les pinceaux.

