28 juin 2009
Le sens de la fête
Comme les habitués de ce blog foutraque l’ont sûrement deviné, hier, Petite Femme et moi sommes allées participer à la Marche des Fiertés dans les rues de Paris. Une belle journée ensoleillée, avec beaucoup d’amis venus cheminer un peu ou tout du long avec nous.
Dédicace spéciale à Damia, à qui appartient cette épaule
Jusqu’il y a deux ans, la Marche se terminait en fanfare (enfin, en techno) à la Bastille. On dansait encore une petite heure, puis tout le monde repartait, soit pour se changer et aller continuer en boîte pour les plus résistants, soit à la maison prendre un bain de pieds frais et délassant pour moi les autres.
Maintenant, lorsqu’on arrive à la Bastille, il y a des CRS qui encadrent le parcours et s’assurent que les participants se dispersent immédiatement, nous pointant aimablement de leurs matraques la direction du métro le plus proche. Décidément, ave Sarkozy, c’est la fête ! Pas étonnant que ce type de tract ait un franc succès pendant la Gay Pride :
24 juin 2009
Coup de projecteur
Il y a une fille que je connais (pas une amie, ni une copine, juste quelqu’un que je connais un peu, de loin, comme ça, enfin, vous voyez le genre) qui va jouer un one-woman-show pendant tout le mois de juillet à Paris. Je l’ai déjà vue sur scène dans une pièce de café-théâtre, Et si on partait !, qui était vraiment bien : vous pouvez d’ailleurs aller lire la critique que j’en avais faite ici.
Alors, comme cette personne que je connais vient de m’envoyer son petit clip de promo plutôt fun, je ne résiste pas à l’envie de le partager avec vous :
23 juin 2009
Le pays des couleurs
Pas vraiment le temps de vous concocter un billet, mais je vous laisse avec quelques clichés ramené du pays des couleurs :
18 juin 2009
Escapade
Petite Femme me faisait remarquer hier, à juste titre, que depuis deux semaines j’étais d’humeur ronchon : tout me contrarie. Comme elle avait raison, sa remarque m’a bien sûr contrariée – pff, c’est malin !
Il se trouve que nous partons demain matin pour quatre jours : une escapade mise sur pied par mes fantastiques beaux-parents (si, si, ça existe des beaux-parents fantastiques). Voilà qui devrait remettre mon humeur au beau fixe – ce qui, je dois dire, est un poil contrariant. Je vous donne un petit indice pour deviner où nous allons :
Pendant notre absence, vous pouvez allez lire ma quatrième livraison de Nanards en quête de réalisateurs chez le toujours pertinent Monsieur Toussaint Louverture. Et si vous avez envie de faire une B.A., allez voir ce que fomentent Hopie et Bloggeraid, car tandis que certains ronchonnent, d'autres sauvent le monde. Ce qui est d'un contrariant...
16 juin 2009
La critique de la critique
Depuis que j’écris pour Culturofil, je regarde les critiques d’un œil justement plus critique. Je pars du principe qu’un article critique se doit à la fois d’être informatif (si l’on prend l’exemple d’un film : le thème traité, le genre, les personnes clés impliquées, etc.) et de donner un point de vue argumenté. Dire « c’est chiant » est un peu court, « le plan fixe de 10 mn dans lequel la seule action à observer est le déplacement d’une mouche sur une vitre est profondément ennuyeux » est déjà plus clair – après tout, si vous êtes fan de mouches, après avoir lu l’article vous vous rendrez au cinéma avec plaisir. C’est, il me semble, l’une des clés essentielles d’une bonne critique : comme elle ne peut pas être neutre, il faut qu’elle apporte des éléments permettant ensuite à chacun de se positionner.
Une des choses qui m’agacent le plus, ce sont les rédacteurs qui se servent de leur papier pour raconter leur vie. A moins d’être particulièrement doué, cela ressemble plus à du remplissage de page (vite, vite, je dois atteindre mes 1 500 signes !) ou de l’étalage narcissique barbant.
Pour vous montrer ce à quoi je pense, voici quelques exemples, inventés mais très proches de choses réellement écrites et publiés :
- « C’est par un jour ensoleillé – heureuse coïncidence – que je suis allée à la projection presse de Little Miss Sunshine. » (Euh… et alors ?)
- « J’espère que vous aurez plus de chance que votre humble serviteur, assis à côté de jeunes gens qui ont discuté pendant toute la représentation. » (Aimez-moi, je fais un métier si dur pour vous servir !)
- « L’humour y est lourd, très lourd : j’étais d’autant plus affligé de voir que toute la salle riait à part moi ! » (Heureusement que je suis là pour vous guider, peuple inculte !)
Et vous, vous en pensez quoi des critiques ?







