23 juillet 2008
Texte rouge en ligne
Juste une petite note pour vous signaler la publication d'une de mes nouvelles sur l'excellent site de Françoise Guérin, Mot compte double. J'ai écrit cette histoire en réponse à son appel à texte "rouge", et cela s'appelle Une attachante rupture...
Bonne lecture !
22 juillet 2008
Lettre d’Amérique 2 : mariage en yiddish
Dimanche nous étions invitées au mariage d’une cousine de Petite Femme, dans le Connecticut, à une bonne heure de route de New York. Ce fut non seulement le premier mariage américain auquel j’assistais, mais aussi le premier mariage juif – autant vous dire que ma curiosité était en éveil !
Premier choc culturel : en Amérique, un mariage peut se faire n’importe où du moment qu’un représentant du culte choisi est là pour le célébrer. C’est ainsi qu'avec les quelques 150 invités, à 11h00, nous nous sommes retrouvées dans le magnifique jardin des parents du marié. Immense, l'endroit était magnifique : un parc verdoyant, parsemé de nombreux parterres de fleurs et d'arbres centenaires... Une fois tout le monde rassemblé, les témoins sont venus en portant la chuppah traditionnelle, pour que s'y tienne la femme rabbin et les futurs époux :
La cérémonie fut très émouvante, alternant anglais, yiddish et même quelques mots de coréen, la famille de la mariée étant originaire de ce pays. A la fin, la rabbin donna un verre à briser à l'époux. Je savais que cela se faisait, mais je ne connaissais pas le pourquoi de cette tradition : le verre brisé est là pour rappeler tous les malheurs et déboires du monde, monde dans lequel l'union de ces deux êtres qui s'aiment va participer à la restauration de la paix. Mazel tov !
Une immense tente avait été installée près de la maison, avec des musiciens et des tables pour le repas.
Mais avant de mager, il faut surtout danser - c'est la horah : une espèce de farandole endiablée, au centre de laquelle se trouvent les mariés. Il s'en dégageait une joie et une vitalité incroyable, rien que de regarder tous ces gens se tenant la main, sautillant et chantant, j'en avais un sourire à me décrocher la mâchoire ! Pour le final, on amena des chaises pour les époux et leurs amis les portèrent ainsi, comme la reine et le roi qu'ils étaient ce jour-là, et les firent danser assis... magique.
De nombreux toasts furent portés, à chaque fois salué par un vibrant l'chaim (à la vie) de la part de tous les gens présents. L'ensemble respirait l'amour et la joie de vivre. Je me suis sentie extrèmement privilégiée de pouvoir partager ces instants de bonheur.
Nous sommes reparties vers 17h - eh oui, aux USA, on ne festoie généralement pas toute la nuit, contrairement à chez nous. Petite femme et moi avons passé la soirée avec un autre de ses cousins et sa femme. Dans leur jardin, entre chien et loup, nous avons admiré les lucioles qui apparaissaient et disparaissaient par dizaine, telle des petites fées facétieuses. Ensuite, nous avons fait un feu et grillé des marshmallows dans la plus pure tradition américaine.
Parfois, une journée touche à la perfection, et cela rend humble devant l'amour et la beauté reçus.
19 juillet 2008
Lettre d’Amérique – New York
Lorsque nous venons passer l’été aux USA, nous partons avec trois valises : deux avec nos affaires et une vide, qu’au fil de notre séjour nous remplissons de livres. Il faut dire que les bouquins sont moins chers qu’en France, et qu’au taux actuel du dollar, on aurait tort de se priver ! Je me dois donc de mentionner ici la librairie à laquelle nous nous sommes arrêtées hier : Partners and Crime.
Si vous aimez les polars, livres de mystères et autres suspens, c’est LE lieu à ne pas manquer à NYC. Nous l’avons découvert l’an passé, en venant y écouter une conférence hilarante de Jasper Fforde pour la sortie des dernières aventures de Thursday Next. Nous sommes tombées amoureuses de ce lieu et de son propriétaire, un passionné toujours prêt à vous faire des recommandations. Pour le fun, sachez que j’ai repéré 3 auteurs français traduits en américain dans les rayons : Vargas, Benacquista et Simenon.
Nous sommes logées chez une des sœurs de Petite Femme, qui habite au 4e et dernier étage d’un appartement dans l’Upper West Side de Manhattan. L’immense avantage d’étre en haut de ce petit immeuble est que nous bénéficions de l’accès au toit… et de sa vue très new-yorkaise dont je ne me lasse pas :
Si vous sentez une pointe d’envie en lisant ses lignes, consolez-vous en sachant qu’il fait une chaleur moite, pègueuse comme on dirait dans ma Provence natale, qui est très dure à supporter. Rien que de rester debout dans la rue, on commence à transpirer, et si vous vous mettez à marcher, vous ruisselez, et je vous jure que ce n’est pas une image !
Alors, pour s’occuper pendant ces trop chaudes soirées, nous avons décidé hier d’aller au cinéma : une grande salle climatisée, chouette alors ! Sauf que, c’est tellement bien climatisé que vous avez même besoin de votre petite laine pour pouvoir regarder le film sans vous geler… bref, fidèle à leur réputation, les Américains ne font pas dans la demi-mesure ☺
Partout
Juste histoire de vous bluffer, j'ai beau être présentement à New York City, aujourd'hui est publiée sur Culturofil ma critique d'un spectacle parisien, le Secret du temps plié.
Je viens aussi de rendre ma nouvelle pour le Cadavreski. Je vous livre ici un mini-scoop, le titre de mon histoire est Rêve de sorcière.
Avouez que vous zêtes zépatés par ma capacité à être partout, n'est-ce pas ?
18 juillet 2008
A l'arrière des taxis
C'est mon quatrième passage à New York et à chaque fois la première impression est la même. A l'arrière d'un taxi jaune, je regarde la ville se dérouler sous mes yeux et je me crois dans une salle de cinéma dont la vitre de la voiture serait l'écran. A travers les films et les séries, nous connaissons tous New York avant d'y aller - beaucoup de choses y ont un étrange goût de déjà-vu. Du coup, une fois sur place, cela en devient presque difficile de croire à la réalité de la Grosse Pomme.
En entrant dans Manhattan, le taxi s'arrête à un feu rouge. Il y a un parc avec des jeux pour les enfants. Le nom de ce "playground" ? Marx Brothers. Quand je vous disais qu'ici c'était du cinéma...









